Vos témoignages

Alors je l’ai FAIT !!!

Avoir les cheveux rasés est quelque chose que je n’aurais jamais imaginé quand j’avais 18 ou 20 ans…


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En 1995, pour faire des économies, on avait acheté une tondeuse. A force de raser régulièrement mon mari, petit à petit l’envie de passer à mon tour sous la tondeuse a commencé à naître en moi. Au début, j’ai voulu repousser ces pulsions, mais ce désir grandissait en moi de jour en jour et j’éprouvais de plus en plus de mal à le refouler. J’avais déjà ressenti l’agréable sensation procurée par le passage de la tondeuse quand ma coiffeuse me rasait la nuque et je regrettais toujours que ça ne dure pas plus longtemps. Et puis, en 1997, après un passage décevant dans mon salon de coiffure, je me décidais enfin à franchir le pas.

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Myriam - mai 1997 quelques jours
avant la première fois
J’en parlais à mon mari qui comprit immédiatement mon désir : il me demanda juste si j’en étais sûre de moi et si je n’allais pas être déçue par le résultat. Oui, j’en étais absolument sûre !! Pour ce qui était du risque de la déception, je dis toujours qu’il vaut mieux avoir des remords que des regrets. Si je n’essayais pas au moins une fois dans ma vie, j’ignorerai toujours si cette envie d’être rasée était juste une lubie ou bien si j’aimais vraiment ça. J’aurais regretté toute ma vie de ne pas l’avoir fait pour le savoir.
Alors je l’ai FAIT !!!!

Certes avec un petit pincement au ventre, mais je l’ai fait ! Fabrice (mon mari) m’avait mis un drap de bain en guise de cape. Je voyais mes cheveux qui tombaient par petits paquets et je ressentais au plus profond de moi-même un mélange de plaisir, d’excitation et de peur. C’était vraiment très, très agréable. Quand la tonte fut terminée, je me sentais vraiment bien, libre, heureuse… J’aimais mon nouveau look.

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Quand la tonte fut terminée, je me sentais vraiment bien, libre, heureuse… J’aimais mon nouveau look.
C’est le lendemain matin en me revoyant dans la glace que j’eus un choc : j’avais du mal à croire que ce reflet dans le miroir était bien le mien. J’ai eu un petit coup de blues qui a duré quelques jours, pas à cause de mon image, — ça je m’y suis fait très rapidement (en plus les cheveux repoussent si vite) — mais à cause de la réaction de ma famille, de certains commerçants et de personnes croisées dans la rue. Et puis, j’ai décidé de les laisser parler. J’étais heureuse, bien dans ma peau. Avec mon mari, on n’avait jamais été autant en harmonie… et puis j’étais enceinte de mon premier bébé, mais ça, je ne le savais pas encore ! Le bébé a été conçu le soir même où j’ai été tondue.

Voilà, depuis 5 ans, je me rase le crâne plus ou moins régulièrement au gré de mon humeur. Parfois je laisse repousser mes cheveux parce que j’aime bien changer souvent de tête, en essayant de nouvelles coupes ou couleurs. Mais c’est toujours avec le même grand bonheur qu’ensuite je repasse sous la tondeuse.