Vos témoignages

Amoureuse des cheveux ras

Plus c’est court plus c’est bon !

Plus séduisante avec les cheveux ras qu’avec son indomptable crinière de séductrice.


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En lisant les nombreux témoignages du site, je me suis retrouvée dans bon nombre d’entre eux. Comme il doit être difficile pour une femme de subir l’alopécie (quand elle n’est pas due à un traitement médical) et de s’en sentir victime… surtout de s’entendre dire — le plus souvent — « C’est dans la tête », « C’est psychologique » ou encore mieux « c’est nerveux » ! expression qui peut avoir plusieurs interprétations selon les personnes qui le disent ! Bref… pas simple de composer avec son prochain…

Ma crinière, une créature à part

Quand j’avais 17 ans je me suis coupée les cheveux moi-même aux ciseaux. Il faut dire que j’avais une sorte de crinière indomptable sur la tête, un mélange assez incroyable : très épais, incoiffables, et j’ai entendu des coiffeuses — pour l’avoir vécu ! — dire haut et fort : « C’est quoi ces cheveux ?!? Ils sont très beaux certes… mais moi je m’arrête là, ça fait un moment que j’essaie, mais ils veulent pas ! » Indomptables je vous dis ! Et c’est tout à fait ça : mes cheveux ont leur vie propre ! Ce sont des créatures « à part » que j’héberge gentiment sur mon crâne, gratuitement, sans rien demander en retour, tandis qu’eux font ce qu’ils veulent et ils se sont pas gênés toutes ces années croyez-moi !

La coupe était plutôt réussie les cheveux étant épais et ondulés, les manques ne se remarquaient pas trop. Toute petite déjà, ma mère me faisait couper ou me coupait elle-même les cheveux très courts pour ne pas subir les séances interminables du « shampoing-démélant-séchage » qui, après les séances du « goûters-devoirs » d’après école en aurait découragé plus d’une !

Mais vers 20 ans, quand j’ai voulu séduire et que je ne me sentais pas du tout la déesse que je suis devenue (LOL !) je me suis laissée repousser ma folle crinière noire, que j’ai essayé de dompter — comme j’ai pu — à coup de brushings interminables, crèmes , shampoings en tous genres tout aussi spéciaux qu’ils ne tenaient pas leur promesses publicitaires. Bon, quand même le subterfuge a fait son effet vu que j’ai — à l’époque — « pécho » un beau poisson qui par la suite s’est avérée être l’une des histoires les plus importantes de ma vie ! Un coup de secouage de tête comme dans la pub, une moue boudeuse et ils comprennent plus rien ! (Je plaisante !)

Plus c’est court, plus je me sens femme

Bref… mon macho man conquis, je repars à la conquête de moi-même et je m’aperçois que mon envie de couper ne m’a jamais quittée. Je me sens bien les cheveux courts, je me sens moi, je me sens forte, je me sens libre… et du plus loin que je m’en souvienne, ça a toujours été ainsi. Surtout que j’ai des retours plutôt positifs avec des « ça te va trop bien » gros comme le bras !

Défilé de mode au Zimbabwe

Plus le temps passe et plus c’est court… et plus c’est court, plus je me sens femme, plus que femme même, je me sens une déesse. Et plus je me sens femme et plus je suis féminine dans mon accoutrement. Comme pour compenser. Maquillage un peu appuyé (mais pas trop !) robes moulantes (au-dessous du genou parce qu’il faut pas exagérer non plus !) pantalon et top près du corps, talons hauts bijoux… je ne m’interdis rien ! si c’est pas trop discret, ça fait l’affaire !

Je ne suis pas particulièrement belle, je suis même assez ronde, mais c’est pas mon problème, c’est plutôt celui des autres, en général ! Je n’ai rien trouvé de mieux que de m’accepter… et m’accepter passe aussi par les cheveux très courts. Actuellement, je suis rasée à 9 mm : je me sens une hippie ! Mais mon homme actuel a dit stop ! Alors pour pas trop le secouer j’ai dit ok ! Mais je désespère pas de le « secouer » dans quelques mois, quand il sera plus open ! Il est déjà pas mal, j’ai beaucoup de chance.