Bonzesses

Bonzesses Birmanes

Moines et nonnes : une inégalité frappante

La tonte et le don des cheveux est sans doute la seule chose commune aux hommes et aux femmes dans la communauté monastique bouddhiste Birmane.


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Moines et nonnes se distinguent des laïcs par leur habit et leur crâne rasé. Mais si les moines occupent le plus haut rang de la hiérarchie sociale, il en va autrement des nonnes. Aucun rite d’ordination ne marque leur entrée dans la communauté monastique, sinon le don — précieux entre tous pour une femme Birmane — de leur chevelure, et l’adoption d’un vêtement régulier qui marque leur statut : un pied dans la laïcité, un pied dans la sangha. En effet, sous leur robe monastique de couleur rose, elles portent le longyi et la blouse Birmane.

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Nonnes quittant le monastère

Contrairement aux moines qui reçoivent chaque jour leur nourriture des villageois, les nonnes cultivent la terre pour produire fruits et légumes et doivent mendier de l’argent pour acheter l’huile et le sel. Elles n’ont droit à l’offrande matinale que deux fois par semaine. Dans cet emploi du temps très contraignant, il reste bien peu d’heures à consacrer à l’étude et a la méditation. En revanche la discipline est plus douce dans les couvents qui ne suivent que huit des règles du Vinaya.

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Jeunes nonnes à l’étude

Être nonne, c’est une entrée en retraite qui ne confère aucun statut particulier. Les vocations sont d’ailleurs peu nombreuses : dix fois moins que les moines.