Bonzesses

Bouddhisme au Myanmar

Birmanie

Règles pour les moines, prescriptions pour les laïques, la Birmanie est toute entière dédiée à Bouddha, entre la méditation sur son enseignement et un sens ineffable du merveilleux.


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Le monastère est le lieu où se perpétue sa parole, la pagode proclame l’achèvement de sa voie. De la plus simple demeure aux anciennes fondations royales, son image est partout présente.

Le bouddhisme rythme le temps des villes et des campagnes : l’année est une longue succession de fêtes et de célébrations autour de la vie de Bouddha ; il façonne la vie du peuple, des laïques comme des moines.

Le Shanga

Au XIe siècle, Annawratha, premier grand roi Birman, fait du Bouddhisme la doctrine de son Etat. Il fait construire des édifices où sont enchâssées des reliques et se pose en protecteur de la communauté monastique, le Sangha.

L’engagement dans le Sangha n’est nullement définitif : à tout moment, un bonze peut quitter la communauté et retourner dans le siècle.

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Enfant paré pour le shinbyu
Il existe deux types d’ordination : la grande (upasampada) et la petite (shinbyu). Le shinbyu est un rite de passage qui consacre l’entrée des garçons dans la communauté.

Le cérémonial est symboliquement calqué sur le Grand Départ, quand le prince Siddharta (au VI° siècle avt JC) quitta son palais endormi, et s’engagea dans sa nouvelle destinée au terne de laquelle il devint Bouddha, c’est-à-dire « l’Eveillé ».
Pour le shinbyu, les enfants sont vêtus comme les petits princes, maquillés et pomponnés, et conduits au monastère. Ils président les préparatifs de la cérémonie (offrande de nourriture aux moines, de repas aux invités ainsi qu’a toute personne de passage).
Puis, c’est la tonsure et la prise de robe.

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Tonte d’un jeune moine pour le shinbyu
Cette petite ordination leur confère le statut de novices. Les jeunes novices n’ont que dix règles à observer, mais celles-ci restent implacables, surtout quand il faut, le matin, aller pieds-nus mendier sa nourriture et ne consommer aucun aliment solide l’après-midi.

La règle disciplinaire monastique oblige en effet le moine a renoncer à toute activité productrice : il ne doit produire ni sa nourriture, ni son vêtement. C’est pourquoi le laïc multiplie les dons envers le sangha.