Hommes

Chauve qui peut

Ode à l’homme sans cheveu

Parce qu’il vaut mieux une belle boule à zéro bien assumée, que ce soit au féminin ou au masculin, que des touffes éparses mal cachées !


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Boule à zéro parfaitement assumée
En 1998, Barthez arborait sans complexe un crâne parfaitement lisse lors de la coupe du monde de football, démocratisant ainsi la coupe piste d’atterrissage pour mouches... ou plus poétique, la coupe plus d’espace pour faire des bisous.

Mais que l’on en s’y méprenne pas, ce n’est pas le premier homme à avoir osé la boule à zéro ! Mais dans le temps, comme dirait ma grand-mère, on se couvrait la tête !
Ainsi, pour la petite histoire, sur le tournage du film Les sept mercenaires alors que Steve McQueen parasitait le jeu de Yul Brynner, en faisant tout un tas de mimiques (en jouant avec ses accessoires... etc.) ce dernier lui aurait dit « Si tu n’arrêtes pas ton parasitage, j’enlève mon chapeau ». La menace était de taille car forcément, son crâne nu aurait concentré tous les regards surtout dans un western.

Des hommes connus, reconnus et célèbres sans cheveu il y en a donc quelques uns, alors pourquoi les messieurs tout le monde qui se voient atteint d’alopécie ne s’assument-ils pas de la même manière ? Exhibant ainsi aux yeux des autres des coupes de cheveux toutes plus sophistiquées les unes que le autres mais qui en rien ne font disparaître leur calvitie ?

Ainsi vous avez l’homme qui, voyant le haut de son crâne se clairsemer, décide de laisser les cheveux sur le côté pousser à une longueur suffisante pour les rabattre vers l’autre côté... hum pas glamour du tout !

Il y a aussi celui qui laisse pousser derrière dans la nuque, les teints en un blond pissâtre (jaune pisse quoi !), les fait permanenter- frisotter pour enfin les ramener sur le dessus du crâne et les fixer à l’aider d’un gel rigidifiant... totalement no sexe !

Il y a le look à la Gérard Jugnot et/ou Michel Blanc qui plaît tant à nos mères et/ou grand-mères (je cite les deux générations car votre grand-mère pourrait être ma mère et vice et versa) parce qu’il a gardé tout de même un peu de cheveux... mais franchement, tant qu’à se dégarnir autant tout enlever parce que l’auréole version abbaye du fromage Chaussée aux moines ou encore le petit catogan version rock and roll attitude ringarde, hein on repassera !

Puis il y a un des must LA moumoute ! Il y a ceux qui ont les moyens de s’en offrir une sur mesure comme les gens du showbiz... et qui sont, on va être gentil, à peu près présentables comme celle de Guy Lux ou encore Tony Curtis... et il y a ceux qui n’ont pas les mêmes valeurs et qui s’offrent la moumoute du rayon perruques du BHV ; celle-là dans le métro à l’heure de pointe quand l’homme transpire devient très drôle car : sous les douces saccades du train, elle glisse doucement cers l’avant du crâne créant ainsi un effet frange inimitable et surtout les vrais cheveux se voient plaqués par la transpiration sous la dite moumoute donnant l’effet mèche de cheveux mouillés dépassant du bonnet de bain. Bref, la moumoute n’est vraiment pas excitante.

Enfin, le top du top : le crâne de la poupée Barbie... et oui, vous l’aurez compris LES implants ! Adolescente, on m’avait raconté que l’on prenait les poils pubiens... bon j’étais naïve mais franchement, ces cheveux piqués sur le haut du crâne me font vraiment le même effet qu’un champ de poireaux... Je ne suis pas très vegetables-sex-toy.

Et puis tous ces hommes n’ont vraiment pas peur du ridicule car au moindre coup de vent, adieu moumoutes et autres effets capillaires longuement travaillés ! Comme dit ma grand-mère, chassez la nature et elle revient au galop ! La tenue de camouflage ne se porte pas en ville.

Vous l’aurez compris, je suis pour la libération des chauves, des boules à zéro, des tondus, des rasés... non, je ne suis pas actionnaire d’une de ces sociétés spécialisées dans la lame de rasoir mais je préfère simplement les hommes qui s’assument pleinement sans artifice et jeux capillaires.