Poil à gratter

Cheveux courts, idées longues


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L’expression « cheveux longs, idées courtes » vient du crêpage de chignon de deux idoles de la chanson française qui, dans les années 1960 se sont apostrophés par chansons interposées.

Nous sommes en pleine période Hippie. Courant de contre-culture apparu aux Etats-Unis, le mouvement Hippie se diffuse dans le reste du monde occidental. Les Hippies rejettent les valeurs traditionnelles, le mode de vie de la génération de leurs parents et la société de consommation. Ils portent les cheveux longs, tant les femmes que les hommes, dans le but de dénoncer la guerre au Viêt Nam où les soldats ont tous le crâne rasé.

Querelles de garçons : cheveux courts contre cheveux longs

En 1966, Antoine, un baba cool aux cheveux longs, nouveau venu dans le paysage de la chanson française, connaît un succès fulgurant avec le titre Les Élucubrations d’Antoine, où au détour d’un couplet, il s’en prend à Johnny Hallyday, jeune vedette qu’il juge dépassée.

Johnny réplique aussitôt avec la chanson Cheveux longs et idées courtes, et retrouve les sommets des hit parade. Cette chanson critique le mouvement Hippie et son titre reste comme slogan moqueur. Pourtant, quatre ans plus tard, Johnny sort un album plus engagé, où il adopte, opportuniste, le look hippie.

Pour s’émanciper, les femmes coupent court

L’expression « cheveux courts, idées longues », que ce site s’est donné pour slogan, va à rebrousse-poil de cette sentence moqueuse. Ce n’est pas tant qu’elle renie le mouvement hippie, au contraire : elle en poursuit la révolution des idées, au féminin.

S’il était inhabituel pour les hommes de porter les cheveux longs, cela ne l’était pas pour les femmes. Hippies, elles les portaient le plus souvent détachés, sans artifice, revendiquant leur liberté corporelle. Dans les années qui suivent, dans la continuité de ce mouvement d’émancipation, des femmes osent se couper les cheveux, s’affranchissant du stéréotype social selon lequel les femmes portent les cheveux longs. Parmi elles, Julie Driscoll.