Épilation corporelle

Épilation intime

Un retour en enfance ?


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Le rasage génital

Le rasage des organes génitaux masculins est une coutume en pays musulman intégriste. Elle concerne la pilosité du pubis et du bas-ventre.

Chez la femme, elle est pratiquée de façon totale ou partielle :

  • La tonte totale concerne toute la région génitale, pilosité pubienne et vulvaire. Elle est pratiquée au ciseau, au rasoir, à la cire ou à la pince à épiler. Coutume très ancienne au Moyen-Orient et tout au long de l’Antiquité gréco-romaine, toujours maintenue en contrée islamique, elle connaît un regain d’actualité en Occident.
  • La tonte partielle ou « épilation maillot » s’en prend surtout à la pilosité pubienne, sacrifiée sur les côtés. Elle se pratique depuis que s’est installée la mode des maillots de bains brésiliens, très échancrés latéralement.

La toison féminine

L’indice pileux féminin est triangulaire à sommet inférieur. C’est lui qui entraîne la réaction d’orientation du regard, avant la main et le reste.
La pilosité bien développée est signe de la maturité sexuelle d’une femme avec laquelle l’accouplement est possible : elle déclenche donc le désir.

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Développement de la pilosité pubienne

L’homme normal est habituellement rebuté par l’aspect chauve de la zone génitale féminine, qui est en général la conséquence de la maladie, et surtout de la sénilité. Une femme dépourvue de poils pubiens est une vieille femme n’inspirant plus le désir, ou une enfant, non encore formée.

La tonte sexuelle féminine

C’est pourquoi la tonte sexuelle a de tout temps été infligée comme punition, surtout entre femmes. Elle censure la pilosité de maturité, identificatrice du genre et déclencheur de désir.

Les femmes infligeaient une tonte pour « défigurer » une rivale, ou pour châtier une prostituée n’ayant pas obéi aux règlements du milieu. Avant la libéralisation de l’interruption volontaire de grossesse (IVG), les femmes devant subir un curetage évacuateur après avortement étaient systématiquement et entièrement rasées, sans que cela soit lié à une nécessité médicale. Il fallait les punir d’avoir « tué » leur bébé.

Dans un cas comme dans l’autre on s’attaquait à un signal déclencheur très puissant, destiné à susciter le désir masculin, et on espérait bien mettre la femme « hors course » avant la repousse pileuse.

Un retour à l’enfance ?

Il n’en va pas de même en contrée phallocratique, là où les femmes sont infériorisées, assujetties.

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Dessin de Picasso
Le rasage féminin donne à la vulve et au pubis l’aspect glabre des organes infantiles. C’est un signe de soumission : la femme est ainsi infantilisée, pour ne pas apparaître en tant qu’adulte autonome. La pratique est solidement implantée dans les pays musulmans.

Mais en Occident, la sexualité et ses poils, tout spécialement féminins, ont été fortement culpabilisés. C’est ainsi que nombre de femmes acceptent sans broncher l’obligation de rasage qu’impose le port des maillots de bains « brésiliens ». Cet attentat à leur féminité morphologique adulte est même tarifé dans les instituts de beauté. Les acheteuses de tenues de bain très échancrées y vont se « faire le maillot » et payent, pour se faire déboiser sur mesure, alors qu’il existe un peu partout des plages nudistes où montrer plus ou moins de poils n’a aucune importance.