Actus — Janvier 2002

Fouettée pour avoir rasé ses cheveux

L’Iran, une prison pour les femmes


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Depuis novembre 2001, la dictature religieuse iranienne a condamné des centaines de femmes et de filles à être fouettées. Le 11 décembre, le quotidien d’État Qods rapportait qu’une fille de 17 ans avait été condamnée à 40 coups de fouet pour avoir porté des vêtements d’homme et rasé ses cheveux. Le 10 décembre, Norouz, un autre quotidien appartenant à l’État, rapportait que 99 coups de fouet seront administrés à une femme identifiée sous le nom d’Atefeh. Y survivra-t-elle ?

En novembre, d’autres journaux d’État ont fait savoir que 6 femmes ont été fouettées en public à Rudan (Kayhan, 20/11/2001) et 4 jeunes femmes à Téhéran (Entekhab, 13/11/2001). Les médias d’État ne parlent pas de la plupart des condamnations quand des femmes et des filles sont fouettées parce qu’elle ne sont pas voilées « correctement » ou pour d’autres raisons du genre.

Selon le National Council of Resistance of Iran, l’augmentation du nombre de ces peines est une tentative désespérée du régime misogyne des mullahs de contrer la situation sociale explosive. Partout au pays, les femmes participent de plus en plus aux mouvements de protestation et aux grèves. Dans son rapport à l’Assemblée générale des Nations Unies qui avait lieu à New York en décembre, le professeur Maurice Copithorne, le représentant spécial de l’Iran à la Commission des droits humains de l’ONU, compare l’Iran soumis à la loi des mullahs à une prison pour les femmes.