Actus — Avril 2014

Frappée et tondue par vengeance

Soupçonnée d’adultère, elle a été violentée par six autres femmes, qui lui ont rasé la tête.


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Sous prétexte d’affaires à régler, elles l’invitent à les rejoindre dans un appartement, où elle la séquestrent. Cette femme de 31 ans, va alors subir toutes sortes d’humiliations. Six autres femmes la ligotent à une chaise, la giflent, la dénudent partiellement, lui jettent des seaux d’eau, avant de l’électrocuter au Taser… dans le but de lui faire sa faute. Car elles la soupçonnent d’avoir eu une liaison adultère avec le compagnon de l’une d’entre elles.

C’est un véritable procès en adultère qui se tient alors, ce 8 avril 2011, dans cet appartement de Trappes (Yvelines, France), où une dizaine de personnes se cachent dans les autres pièces. Un règlement de comptes à l’ancienne, semblable à ceux d’après-guerre. « Il y avait une volonté d’humilier pour que la jeune femme avoue sa faute. On était dans l’acte punitif », a déclaré une source policière.

Tondue pour expier sa faute

À l’issue de deux heures de calvaire, après lui avoir rasé la tête à l’aide d’une tondeuse, les jeunes femmes raccompagnent leur victime au domicile de ses parents pour qu’elle reconnaisse ses erreurs, avoue sa faute devant ses proches et s’excuse publiquement.

C’est son père qui mettra fin à son calvaire. Il décide de porter plainte. Une incapacité totale de travail de quatre jours est délivrée à la victime. Cinq des agresseuses sont mises en examen pour extorsion aggravée, violences en réunion avec arme, préméditation et séquestration. Trois ans plus tard, lors du procès, elles reconnaissent avoir agi dans la volonté de punir, mais minimisent les faits.