Bouquins

Heureux les simples d’esprit

Roman punk de Cara Zina — 2008

« Le monde est bien trop cruel pour les écorchés vifs. »
C’est la tête encore pleine de révoltes et d’utopies que Cara Zina nous offre une autofiction rythmée comme un pur moment de punk’n’rap.


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C’est l’histoire d’une insoumission, l’immersion réaliste d’une punkette dans le monde des squats, de la vie en meute, de la manche sur le macadam, des back-stages de concerts, des échappées belles. Devenue adulte, intégrée socialement et bien sous tous rapports, notre héroïne ne s’est pourtant jamais beaucoup éloignée de ses désirs d’adolescente. On la suit à travers toutes ses contradictions, en quête d’équilibre entre son métier d’institutrice, ses responsabilités face à son fils handicapé, la zone, la chanson, la déjante, le mensonge, les hommes… Féministe convaincue, elle est capable de s’amouracher du premier lascar venu, même macho, parasite et psychologiquement dérangé pour peu qu’il soit jeune et beau.

Cara Zina nous raconte sa vie comme elle pourrait mixer et sampler de la musique et réussit le pari de rester punk sans être sombre, nihiliste en étant optimiste et crier sa colère sans jamais être triste. Si la vie a offert à Cara Zina la chance de jouer plusieurs histoires, elle lui a surtout donné en cadeau une belle amitié avec Virginie Despentes, fil rouge incandescent de son parcours.

Heureux les simples d’esprit est un livre mordant sur l’acceptation de la différence ; un texte vif comme un riff de guitare, d’une jeune femme toujours ramenée à la marge et qui revendique son humour comme carte de séjour.