Têtes d’affiche

Kiki de Montparnasse

Muse des années 20 (1901-1953)

Elle inspira les plus grands artistes de son temps…


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Enfant illégitime élevée dans la pauvreté, la jeune Alice fuit et vivote de petits boulots. Elle pose nue chez un sculpteur, est recueillie par le peintre Soutine… et devient modèle, muse et amante d’artistes célèbres comme Modigliani, Foujita, Desnos, Man Ray… leur inspirant amitié et passion. On raconte qu’elle avait le pubis naturellement vierge de tout poil et se dessinait de faux poils pour poser sans honte.

En 1922, avant que Louise Brooks ne soit connue pour cette coiffure, elle adopte la coupe au bol, les yeux abondamment soulignés de khôl, les lèvres peintes de rouge vif et le pseudonyme « Kiki ». Son style et sa personnalité indomptable sont source d’inspiration.

Synonyme de libération des femmes dans les années 20, la coupe garçonne — cheveux coupés, au carré — scandalise et fait naître un nouveau modèle de séduction androgyne.

Kiki rencontre les dadaïstes Tzara, Picabia et les surréalistes Aragon, Breton, Éluard, Ernst et Soupault et partage la vie des artistes dans l’atmosphère de liberté sexuelle à demi prostitutionnelle de l’époque, qui l’élit « Reine de Montparnasse ». Également chanteuse, danseuse, gérante de cabaret, peintre et actrice de cinéma, Kiki anime le quartier du Montparnasse durant l’entre-deux-guerres. Jamais Kiki ne fera la même chose trois jours d’affilée, jamais, jamais, jamais !

Photos

  • Kiki peinte par Gwozdecki
  • Kiki peinte par Kees Van Donge
  • Kiki photographiée par Man Ray
  • Les yeux de Kiki