Actus — Janvier 2004

La boule à zéro n’a plus la cote

Interview de Gilles Bac, président de la maison de la Coiffure 71

Interview de Gilles Bac, président de la Maison de la Coiffure 71 (Saône et Loire) [1], sur les conséquences de la tondeuse utilisée à domicile.


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Selon certains sondages nationaux, il s’avère que la baisse de fréquentation chez les coiffeurs hommes est due au fait que de nombreux hommes se tondent les cheveux eux-mêmes. Qu’en pensez vous ?
Gilles Bac : La plus grosse baisse a été enregistrée à la suite de la coupe du monde en 1998, où de nombreux hommes voulaient ressembler à Fabien Barthez. Cela a duré pratiquement quatre ans, mais nous avons du faire preuve de patience. Car nous, les professionnels de la coiffure étions convaincus que ce n’était qu’un effet de mode et que cela n’allait pas durer.

Qu’avez vous fait pour reconquérir vos clients ?
Gilles Bac : Nous avons utilisé notre professionnalisme et surtout nos qualités de visagiste, pour faire comprendre que la « boule à zéro » ne va pas à tout le monde, et que certains hommes étaient vraiment ridicules… Et puis, sur cet effet de mode, il a fallu rattraper les coupes…

Que voulez-vous dire par rattrapage de coupes ?
Gilles Bac : Lorsque la tête est tondue, la repousse des cheveux est très désordonnée. C’est pourquoi, nous coiffeurs, étions sollicités pour redonner une forme à la coiffure. C’était donc le moment opportun de mettre en avant nos atouts, c’est à dire la compétence du personnel, la notoriété de la marque, la qualité des produits, les tarifs attractifs.

Aujourd’hui ressentez vous encore l’effet tondeuse ?
Gilles Bac : Je ne connais pas sur le plan national les statistiques, mais ce qui est certain c’est qu’en Saône et Loire, nous avons regagné pratiquement tous nos clients depuis la fin 2002 début 2003, et puis si nous regardons bien autour de nous, il n’y a pas tant que cela d’hommes au « crâne rasé ».