Films

La Terre outragée

Film de Michale Boganim — 2012


Partager cette page :

  • Envoyer cette page par courriel
  • Imprimez cette page

Jusqu’où va l’attachement à sa terre natale, surtout quand celle-ci a été dévastée par une catastrophe nucléaire telle Tchernobyl ? Avec La Terre outragée, son premier long-métrage de fiction, la réalisatrice franco-israelienne Michale Boganim, tente d’apporter une réponse en suivant le destin des habitants de la zone sinistrée, devenus des exilés forcés dans leur propre pays.

La maladie d’Anya, séquelle incontestable d’une irradiation, est suggérée de façon ténue par ses nombreuses perruques et sa perte de cheveux.

Olga Kurylenko avait 6 ans lors de la catastrophe : J’avais 6 ans, et je me souviens juste que les adultes étaient très inquiets. Ensuite, pendant des années, ma grand-mère m’a interdit de manger la peau des fruits et des légumes. J’adorais la peau des pommes, car j’aimais tout ce qui est croquant, et je les ramassais en douce. Il m’était interdit de me promener sous la pluie, de sentir l’eau sur mes cheveux. Comme je n’en faisais qu’à ma tête, on me disait que j’allais les perdre.