Bouquins

Le Sommeil du Monstre

BD d’Enki Bilal — 1998

Nike, Amir et Leyla sont 3 orphelins, nés pendant les bombardements de Sarajevo. Trente ans plus tard, le destin va se charger de les réunir…
Enki Bilal retrouve ici ses thèmes de prédilection : l’intolérance, la violence, la recherche d’identité.


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New-York - 2026 - Nike, se souvient… « J’ai dix-huit jours, et I Remember les grosses mouches noires et l’air tiède de l’été qui s’engouffre par les trous béants de l’hôpital. A dix-huit jours, je peux reconnaître le souffle de l’air du souffle des bombes, et un tir de mortier d’un tir de T 34. A dix-huit jours, je sais que je suis orphelin et qu’on m’appelle Nike (prononcer Naïk). A ma gauche, dans le même lit, Amir, un jour de moins, dort, et à ma droite, Leyla, la cadette, dix jours à peine, braille. Eux aussi sont orphelins, mais ils ne le savent pas. Je suis l’aîné, et je jure sur les étoiles qui brillent au-dessus du plafond envolé de les protéger toujours. Je le jure. »

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Le sommeil du monstre

Des femmes (ainsi que des hommes d’ailleurs) sont rasées par une mouche « ouvrière de Dieu » afin de devenir « éradicateurs » dans une organisation religieuse extrémiste : l’Obscurantis Order, un mouvement monothéiste créé en 2017 par des groupes dissidents intégristes ayant pour but de de détruire la Pensée, interdire la Culture et anéantir la Science.

Deux des personnages, Sacha et Amir, s’y engagent sans véritablement savoir ce qui les attend. Ils sont alors tondus dans leur sommeil au nom de la loi de « pureté hygiénique des éradicateurs » et pour laver un acte de fornication.

Dans ce futur décadent, le crâne nu est donc à nouveau associé à l’humiliation, la purification, et la soumission. Mais l’aspect graphique de la BD semble apporter quelque chose de supplémentaire à l’esthétique de la femme rasée.