Actus — Mars 2014

Les centrafricaines se défendent

Crâne rasé, la machette à la main, des femmes assurent la protection de milliers de réfugiés qui ont fuit les violences dans la capitale centrafricaine.


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Un conflit inter-communautaire oppose depuis 2013, les milices de la Seleka, à majorité musulmane, à des groupes d’auto-défense chrétiens. Il se caractérise par de nombreuses exactions contre les civils, musulmans ou chrétiens. Nombreux sont celles et ceux qui fuient les villages pour se réfugier dans la brousse.

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Quelques unes des anti-balaka de l’île de Bangossoa

Exaspérées de subir des exactions perpétuellement, ces femmes ont mis sur pieds une milice, inspirée de celle anti-balaka. « Nous venons de quartiers différents. Nous sommes toutes victimes de la Seleka d’une façon ou d’une autre. » Souvent, leur mari a été tué par les Seleka.

Ces huit femmes se sont rasé le crâne en signe de reconnaissance, en rejoignant la milice. Entraînements, rondes… elles sont déterminées à défendre la population. Elles ont entre 15 et 20 ans, et montent la garde sur les hauteurs, la machette toujours à portée de main. Des femmes anti-balaka, « il y en a dans chaque section. Certaines ont parcouru 300 ou 400 km pour rejoindre » la milice, affirme un des chefs des anti-balaka.