Ici et ailleurs

Les dévots de Krishna

En toge orange et cheveux rasés, les dévots de Krishna chantent joyeusement dans les rues…


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Ce mouvement, plus connu sous le nom de « secte Hare Krishna », a été fondé en 1966 aux États-Unis. Krishna serait descendu sur terre pour montrer la Voie de la dévotion : abandon à Dieu dans le pur amour [1].

Un mouvement spirituel

Le fondateur, Shrila Prabhupada, explique que ce mouvement est un peu difficile à comprendre car il est spirituel : Malheureusement, les gens n’ont aucune information sur l’esprit et sur la nature d’un mouvement spirituel. Ils ne voient que le corps, mais le corps n’est qu’une machine, dont l’âme est l’opérateur. Notre mouvement est basé sur ce principe.

Cela ne va pas sans l’adoption de quelques règles de vie : Nous n’avons pas de relations sexuelles immorales [2], par exemple. Nous ne mangeons pas de viande [3], ne consommons ni drogue, ni alcool, ni tabac. Nous ne participons pas aux jeux de hasard…

C’est d’ailleurs en signe de renoncement que les disciples se rasent la tête, à l’exception d’une mèche de cheveux au sommet crâne. Cette mèche laissée intacte les différencie des bouddhistes qui ont eux le crâne complètement rasé. Cette touffe de cheveux est gardée pour permettre à Krishna, au moment du décès, de saisir ses fidèles pour les élever jusqu’à lui.

L’enseignement repose sur les Védas, dont la Bhâgavata Gita [4]. Ces écrits enseignent qu’il faut vivre dans la conscience de Krishna en pensant à lui, en lui offrant de la nourriture et en vénérant les icônes de divinités hindoues.

Pourquoi si bizarres ?

L’habillement, les chants et les danses des dévots de Krishna déconcertent. Ce mouvement, parfois taxé de sectaire, attire l’attention par ce qui est considéré en occident comme une façon bizarre de s’habiller et de se comporter.

Régulièrement, les dévots de Krishna quittent leur ashram pour se faire connaître. Vêtus de de leurs dhotis (pagnes indiens traditionnels) oranges et blancs, le crâne rasé, ils défilent dans les rues en chantant, dansant et jouant du tambour.

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hare Krishna Hare Krishna Hare Krishna
Krishna Krishna Hare
Hare Hare Rama Hare Rama
Rama Rama Hare Hare

C’est ainsi qu’ils prêchent, en attirant l’attention « afin que les gens puissent raviver leur relation éternelle avec Dieu ». Ils dansent, récitent un mantra en égrenant leur chapelet, qui selon eux les purifierait.

Une secte où les femmes sont soumises

Ce mouvement s’est rapidement répandu dans les grandes villes occidentales et n’est pas très différent de celui connu en Inde. La secte compte plus de 150 temples à travers le monde.

On reconnaît les disciples à leur façon de s’habiller : toge de couleur safran (pour les célibataires) ou blanc et cheveux rasés pour les hommes. Et les femmes ? Vêtues à la mode indienne, elles portent sari et cheveux longs. La conception du rôle de la femme y est de type oriental. La femme est totalement soumise à l’homme et reçoit l’enseignement de son maître.

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Une dévote et ses fils

Les petites filles, dès deux ans et demi, portent le sari et sont délicatement maquillées comme les autres femmes. Certaines sont mariées très jeunes. Leur rôle est la procréation [2].