Bonzesses

Les Mae Jii

À la rencontre des nonnes thaïlandaises

Comme le montre son attitude d’exclusion à l’égard de la femme, le bouddhisme en Thaïlande est parfois loin de l’idéal de tolérance et d’ouverture que l’on imagine souvent.


Partager cette page :

  • Envoyer cette page par courriel
  • Imprimez cette page

Religieuse Bouddhiste Thaïlandaise
Il y a bien dans le royaume 10 000 « religieuses bouddhistes », appelées Mae Jii, mais leur statut est sans commune mesure avec celui des bonzes, dont le nombre est estimé à 350 000.

Habillées de blanc, le crâne rasé, elles suivent un mode de vie monastique strict et un emploi du temps consacré à la prière, à la méditation, à l’étude des textes sacrés et aussi aux taches ménagères, sans bénéficier pour autant du respect et du soutien moral et financier qui entoure leurs semblables masculins. Alors que le statut d’un moine est plus élevé que celui d’un homme ordinaire, le statut d’une Mae Jii est plus bas que celui d’une femme ordinaire.

La gardienne d'un temple
Vivant de dons, comme les bonzes, les Mae Jii doivent lutter pour survivre : pour les fidèles, toujours soucieux de s’attirer des mérites, il est en effet plus prestigieux d’adresser les dons aux hommes en orange plutôt qu’aux femmes en blanc. Même les femmes préfèrent donner à un bonze prospère plutôt qu’à une religieuse bouddhiste dans le besoin.

Les Mae Jii, religieuses auxquelles le clergé officiel nie tout statut, redonnent pourtant dignité à un ordre monastique discrédité par des scandales. Elles continuent de lutter pour leur reconnaissance, et heureusement, les choses commencent un peu à changer à l’ombre des pagodes.