Actus — Mars 2008

Les malades du cancer souffrent de discrimination

Dégradation de la qualité de vie, discrimination sociale… C’est ce qui ressort de la première enquête, réalisée en 2004, auprès de 4 270 personnes, sur leur vie avec la maladie.


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Il en ressort que l’annonce de ce diagnostic est trop brutale, selon un patient sur quatre : 11 % ont eu un soutien psychologique, 18 % l’auraient souhaité. Pour autant, une personne sur trois est très satisfaite de ses relations avec les soignants et un tiers très satisfait de la qualité de la prise en charge médicale et des informations reçues.

Pour évoquer leur maladie, huit personnes sur dix utilisent les mots « cancer » et « tumeur ». Deux ans après le diagnostic, 43 % des malades se déclarent guéris, alors que les médecins estiment qu’il en faut cinq. Leur qualité de vie physique est plus ou moins altérée selon la localisation des cancers. Elle est meilleure pour les jeunes, les femmes, celles qui ont des enfants, selon le niveau d’études et des revenus élevés.

Socialement, un malade sur dix souffre du regard de son entourage familial, de ses proches, de son milieu professionnel. Une stigmatisation plus difficile à vivre si l’on est jeune, démuni économiquement et psychologiquement, si les traitements sont lourds ou ont laissé des séquelles.