Têtes d’affiche

Mahaprajapati Gautami

Première bouddhiste

Elle fut la première femme à entrer dans le sangha monastique et devint doyenne des nonnes.


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Née dans le clan Koliyan au Nord Est de l’Inde, près des contreforts de l’Himalaya, Mahaprajapati Gotami était la tante maternelle et la mère adoptive du Bouddha. Elle fut, selon la tradition bouddhiste, la première femme à demander à entrer dans le sangha monastique et devint doyenne des nonnes, theri, puis arahant. Elle est souvent mentionnée dans les documents concernant l’histoire du Bouddha.

Comme tout ce qui a trait à Siddharta Gautama, sur qui rien ne fut écrit pendant les deux siècles suivant sa mort, les informations concernant Mahaprajapati Gautami sont parfois contradictoires et sujettes à caution, particulièrement celles tirées des Jatakas, clairement légendaires.

Naissance du sangha féminin

Mahaprajapati était déjà sotapanna, premier stade de la sainteté pour les laïques, et attendait une occasion de demander au Bouddha de la recevoir comme moniale mendiante. Cinq cents jeunes gens demandèrent à entrer dans le sangha, ainsi que leurs femmes, mais celles-ci furent refusées. Obstinées, Gautami et ses compagnes se rasèrent la tête, s’habillèrent de jaune et se mirent en route à sa suite. Gautama réitéra plusieurs fois son refus, mais elles continuèrent à le suivre. Il finit par accepter à contre-cœur en leur imposant huit règles supplémentaires les assujettissant à leurs homologues masculins. Il prédit de plus que le rayonnement de sa doctrine serait écourté du fait de l’existence des moniales.