Têtes d’affiche

Maria Botchkareva

Commandante russe (1889-1920)


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Issue d’une famille paysanne de Sibérie, Maria Leontievna Bochkareva (née Frolkova, surnommée Yashka) n’a pas eue une vie facile : rouée de coups par un père alcoolique, elle quitte la maison à 15 ans pour se marier. Elle connaîtra deux maris, également alcooliques et violents.

Au début de la Première Guerre mondiale en 1914, elle rejoint le 25e bataillon de réserve de Tomsk de l’Armée Impériale Russe, sur dérogation personnelle du Tsar Nicholas II. Les autres hommes du régiment la maltraitent jusqu’à ce qu’elle fasse ses preuves au combat. Dans les années suivantes, elle est blessée deux fois et décoré trois fois pour bravoure.

Maria Leontievna Bochkareva (Мария Леонтьевна Бочкарева)

En 1917, après l’abdication du tsar, elle constitue un bataillon entièrement féminin, le « bataillon de la mort », premier du genre. Après un mois d’entraînement intensif, ce bataillon est envoyé au front et subi de lourdes pertes ; le lieutenant Maria Bochkareva elle-même y est grièvement blessée.
En octobre 1917, le bataillon défend le palais d’Hiver contre les forces bolcheviques. Après la défaite du gouvernement, Maria Bochkareva fuit vers les États-Unis, où rédige ses mémoires (qui seront publiés en 1939).

Elle revient en Russie en 1918, où elle tente à plusieurs reprise de former une unité féminine. Elle est arrêtée par les bolcheviks, condamnée comme « ennemi du peuple » et fusillée le 15 mai 1920. Cette Jeanne d’Arc moderne est célébrée comme sainte martyre par certains orthodoxes.

Photos

  • М. Л. Бочкарёва, США, 1918 год.
  • L'état-major de Mme Botchkareva
  • Maria Bochkareva et Emmeline Pankhurst