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Monique Wittig

Théoricienne féministe française (1935-2003)


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Monique Wittig
Monique Wittig est morte le 3 janvier à Tucson (Arizona) où elle enseignait et résidait. Née en 1935, diplômée des Hautes Etudes en Sciences Sociales, elle était un monument du mouvement féministe et lesbien. En 1964, elle accède à la notoriété, même des hétéros, en obtenant le prix Médicis pour L’Opoponax. Elle enchaine avec Les guérillères (1969) et Le corps lesbien (1973).

Trouvant aux Etats-Unis une réceptivité à ses idées meilleure qu’en France, elle s’y installe dans les années 70 et poursuit son oeuvre d’écrivain, de théoricienne tout en enseignant la littérature française dans diverses universités (Berkeley, New York, Duke…). Elle y est même reconnue puisqu’on y enseigne ses idées dans divers départements.

Mais en France, rien ou pas grand chose. Comme le dit Brigitte, de l’association Bagdam Espace Lesbien de Toulouse : Elle est de ces écrivains et penseurs inconnus du grand public, peu ou mal lus, mais dont l’influence souterraine nourrit au long cours les recherches les plus avancées. La pensée straight, paru en 1992 en anglais, recueil réunissant ses essais théoriques parus dans différentes revues américaines au cours des années 80, a connu un rayonnement international considérable, sauf en France où l’ouvrage vient juste d’être traduit.

C’est dommage.