Rites et croyances

Tonte de deuil Lobi

Rituel de funérailles au Burkina Faso

Selon le rituel lobi, lorsqu’un membre de la famille meurt, toute la famille se rase la tête en signe de deuil.


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Figure d’ancêtre lobi (femme) Ces statuettes sont placées sur les tombeaux (c’est-à-dire à l’extérieur, soit dans la cour soit en brousse dans un endroit reculé), ou dans un coin sombre de la maison.
Evénement culturel et historique exceptionnel, la cérémonie des funérailles est, au-delà des rituels plus ou moins immuables, une improvisation collective, une ultime rencontre entre le passé et le présent. C’est le moment pour l’esprit du défunt de rejoindre le pays des morts. Ce rite, qui forge son image d’ancêtre, le fait revivre parmi les siens, à travers l’évocation de ses hauts faits, le mime de ses activités quotidiennes, la mise en scène de son destin singulier.

Le cérémonie s’accompagne d’une musique qui a un rôle particulièrement important dans le rite de funérailles. Le rythme tient en effet une place essentielle dans la société traditionnelle africaine. La musique et la danse servent à extérioriser les émotions, les sentiments.

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La Maman de Yébou lui rase le crâne
Assise à l’ombre du baobab, Yébou attend ses parents qui reviennent du marigot, où ils se sont purifiés selon la tradition, de la souffrance causée par le décès de Kossia, leur fille ainée. Ils arrivent quelques heures plus tard le regard éteint et le crâne rasé. Ils rasent alors la tête de Yébou et celle de tous les autres enfants, garçons et filles, ultime cérémonie pour faire fuir les mauvais esprits de la mort.

Pendant le temps de deuil, les veufs, les veuves et les orphelins sont soumis à de nombreux interdits. Ils se rasent la tête en signe de deuil. Ils font preuve de modération dans l’expression de leurs sentiments. Les veuves ont une condition de vie plus drastique : elles sont coupées de la vie villageoise pendant tout le temps du veuvage qui peut prendre six mois à un an. Elles ne se lavent pas et doivent s’oindre chaque jour de kaolin blanc.

Tel le veut la coutume Lobi, une culture resté fidèle aux rites millénaires, un peuple guerrier qui croit au pouvoir de la terre, à la sorcellerie et aux fétiches protecteurs.