Rites et croyances

Tonte du nouveau-né musulman

al-Aqîqah

Dans la religion musulmane, les cheveux du nouveau-né sont rasés peu après la naissance.


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Lors de la cérémonie appelée « al-aqîqah », au septième jour après la naissance, sinon au 14e ou 21e jour, les cheveux du nouveau-né sont rasés avec une précaution particulière par le père. Puis la tête du bébé est maculée de safran. C’est également à cette occasion que l’enfant reçoit son prénom.

La signification à cela est qu’au septième jour, la semaine se termine : l’enfant a vécu chacun des jours de la semaine et on espère qu’il continuera à vivre.

Les parents remercient leur Seigneur pour ce don de vie et donnent en aumône aux nécessiteux l’équivalent du poids en or ou en argent des cheveux tondus. C’est pourquoi il est interdit de ne couper qu’une partie des cheveux : il doivent être rasés en totalité.

Le rasage des cheveux peut faire exception pour la fille, lit-on parfois. Mais la majorité des savants musulmans s’accorde à dire que cette cérémonie vaut aussi bien pour le garçon que pour la fille. Les cheveux du bébé sont considérés comme impurs. La superstition dit que le non rasage peut l’exposer à des troubles pouvant aller jusqu’à la cécité, la surdité et même la folie.

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Aqiqa d’une fillette, Inaya Adeel Ansari (photos de son père, Aldraco)

À cette occasion, il est conseillé de nourrir les plus démunis. Selon les moyens des parents, une bête est immolée. C’est aussi un excellent prétexte pour réunir les membres de la famille et partager ce moment de plaisir. Les musulmans présents à cette fête sont invités à faire des invocations en espérant qu’Allah fera vivre et grandir cet enfant dans l’Islam afin d’être un serviteur pieux et vertueux et une source de bonheur pour ses parents. Par la suite, il est interdit de se raser la tête.