Vos témoignages

Un rêve devenu réalité

Depuis toujours fasciné par les salons de coiffure, Sidney rêvait d’épouser une femme avec laquelle aller chez le coiffeur pour se raser la tête.


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C’est à l’âge de 16 ans que j’ai commencé à développer un plaisir fou pour les coupes courtes pour femmes et hommes. Depuis cet âge-là j’ai découvert mon amour pour les séances de coiffeurs.

Mon père qui m’avait entraîné chez le coiffeur Levoni dès le plus jeune âge. Je détestais ces séances. Je devais m’asseoir sur les genoux de mon père. M. Levoni, avec sa blouse bleue et ses cheveux coiffés en arrière, me faisait une coupe toute propre, avec les oreilles bien dégagées. Sa femme, aux cheveux rouges, s’occupait du salon de coiffure pour femmes et mettait les bigoudis aux dames du quartier. Le salon se trouvait dans un passage tout près de chez nous. Je n’oublierais jamais le parfum du salon qui donnait à chaque client la saveur de ce salon.

C’était une obligation pour moi de me faire couper les cheveux toutes les deux semaines. C’était le contraire de la liberté. Quand la mode pop a commencé j’ai beaucoup aimé les cheveux long et les « idées courtes ». Mais je commençais à développer un amour pour les salons de coiffure classiques avec des coiffeuses un peu plus âgées et sévères.

Il y avait le Salon de Coiffeur Meier avec sa femme, qui avait une coupe au carrée et qui portait une belle blouse blanche ras du cou et boutonnée jusque en haut. Elle avait un caractère très bourgeois. Madame Meier s’occupait aussi des hommes et ça me plaisait beaucoup, car c’était une des premières femmes que je connaissais qui coupait aussi les cheveux aux hommes. Souvent je l’observais par la vitrine de son salon et j’avais la plus grande envie de me faire faire une coupe très courte par elle.
Si mon père m’envoyait chez le coiffeur, je donnais l’impression de ne pas vouloir y aller. Mais en secret j’étais tout excité de savoir que le lendemain j’allais retrouver Madame Meier dans son beau salon, avec ses grandes chaises en cuir, et me mettre à sa disposition, pour qu’elle me rase la tête avec son énorme tondeuse. Mes parents s’apercevait que j’aimais de plus en plus aller chez le coiffeur et ils étaient tout étonnés et très contents que j’adopte cette tradition.

Il y a prés de 30 ans que j’ai remarqué les premières femmes tondues. Et c’était pour moi une excitation extraordinaire de voir des photos ou des films de femmes à la tête rasée.

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C’étaient les bonzesses du Cambodge, les collaboratrices tondues, Marcha Hunt, une chanteuse noire américaine qui se rasait la tête [*], etc. Mais je n’avais pas le courage de l’admettre en public.
J’avais envie de me marier avec une femme aux cheveux très courts et d’aller avec elle chez le coiffeur pour nous faire raser la tête ensemble.

Quand j’ai connu ma femme, Ursy, il y a 20 ans, elle avait une très belle coiffure, longue, à la mode. Evidemment, elle ne voulait pas entendre parler de cheveux courts.
J’ai alors fait le premier pas et je me suis fait raser la tête lisse.
Ursy est une femme très fine et elle ressemble à Sinead O’Connor. Pour moi, le seul but était alors de pouvoir la convaincre de se raser les cheveux. Je l’aime beaucoup et je n’aurais jamais voulu la perdre pour une histoire de cheveux. Mais je n’ai jamais perdu ma conviction qu’elle devait se faire raser la tête.

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Sidney et Minka

Pendant des années nous avons eu des débats interminables concernant sa coupe de cheveux. C’est alors que j’ai découvert par hasard, dans des restaurants en ville, ou dans des journaux, des femmes qui se laissaient tondre la cheveux, ou qui portaient des coupes en brosses. Il s’agissait de Jacqueline, Minka, Christine, Barbara et de Danielle. Je les invitais par téléphone pour allez avec elles chez le coiffeur faire des séances de photos de leurs makeover. Toutes ces femmes se sont fait photographier pendant les séances de coiffeur, la plupart dans des salons anciens et classiques avec des collerettess en papier et des tondeuses mécaniques (des photos existent de chaque séance).

C’est ainsi que, grâce à ces aventures, j’ai trouvé un premier salon de coiffure idéal pour ma femme Ursy.

C’était chez Katia, une fille de Croatie, dans un petit salon dans le quartier ou nous avions nos bureaux. Katia portait les cheveux longs et elle avait l’air de couper très bien. Ursy, ma femme, a compris et elle a commencé a se faire couper les cheveux en brosse, aux ciseaux. Je contrôlais moi-même et je voulais qu’elle se fasse tondre la tête avec une tondeuse électrique. C’est pourquoi j’ai choisi un nouveau salon de coiffure de quartier très typique pour les coupes très propres et très courtes. La patronne, Madame Bill, une coiffeuse très sévère avec une blouse blanche à la mode ancienne, me rappelait Madame Meier, que j’avais admiré étant gamin. Je l’ai donc priée de raser la tête de ma femme avec une tondeuse électrique.

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Ursy et Sidney Mariés, ils se connaissent depuis 20 ans.

Ma femme à commencé à admettre qu’elle jouissait également de ces séances de coiffeur et, depuis 4 ans, nous avons décidé d’aller chaque mardi à la première heure nous faire raser la tête ensemble…